Comment l’Intelligence artificielle va aider professeurs et élèves?

Interviewés par Raphaëlle Duchemin sur Europe 1 dans l’émission La France Bouge, Laurent Jolie, co-fondateur de Lalilo (outil pédagogique numérique pour l’apprentissage de la lecture, Stéphane Mbinky, responsable du pôle innovation chez Pidiese, à l’initiative de Edouard (assistant pédagogique pour l’aide aux devoirs pour les matières scientifiques à destination du collège et lycée), Guillaume Leboucher, fondateur de la start-up Openvalue (développant un robot qui retranscrit le cours du professeur) et de l’association « L’IA pour l’école » et Éric Leandri fondateur de Qwant moteur de recherche européen se définissant comme respectant la vie privée s’interrogent sur le besoin d’Intelligence Artificielle dans l’éducation et son intégration au programme.

L’intelligence Artificielle (ou Intelligence auxiliaire comme elle a vocation d’accompagner et non de remplacer) est essentielle à l’éducation sur deux sujets.

L’IA pour adapter l’enseignement

Pour les quatre intervenants, la priorité est d’adapter au maximum l’éducation aux différents élèves. En effet cela permet un cours particulier avec néanmoins un seul professeur pour une classe entière. Ainsi les élèves peuvent travailler sur des exercices adaptés à leur niveau (comme le préconisait Mme. Montessori) selon les quatre intervenants présents.

Grâce à l’Intelligence Artificielle, il est possible d’adapter l’apprentissage à l’élève. Lalilo travaille sur c et accompagnement de l’apprentissage de la lecture. L’entreprise permettant notamment de corriger la prononciation de l’élève grâce à l’Adaptive Learning. Edouard se concentre sur une aide aux devoirs. Ils offrent à l’élève un accompagnement lors de la résolution d’un exercice (scientifique).

Edouard fonctionne sur deux pôles.Le pôle technique utilise principalement des technologies européennes. Le pôle pédagogique est développé en partenariat avec des professeurs. Openvalue, pour l’association l’IA pour l’école, veut également aider le professeur en développant Nota Bene. Il s’agit d’une application permettant d’enregistrer le cours d’un professeur et d’ensuite en envoyer une synthèse aux élèves. L’association l’IA pour l’école s’intéresse également à une aide à la correction des copies. Cela permettrait aux professeurs d’avoir le plus de temps possible à consacrer aux élèves.

Former à l’IA

Intégrer l’IA à l’éducation permet aussi de former les plus jeunes à l’intelligence artificielle afin de mieux utiliser cette technologie. Cela pourrait permettre à certains de pouvoir travailler dans ce domaine. C’est d’ailleurs pour cela que Magic Makers s’est donné pour mission d’apprendre la programmation aux enfants de 6 à 15 ans.

Quelles initiatives?

Selon Guillaume Leboucher, une formation pour les enseignants est nécessaire à intégrationniste de l’Intelligence Artificielle au monde de l’éducation. L’association l’IA pour l’école lance en réponse un MOOC (plateforme en ligne où l’on peut apprendre des cours  dans ces cas gratuit et principalement à destination du monde du corps enseignant). Pour Éric Leandri, certaines initiatives de pays tels que les Etats-Unis, le Canada, Israël ou la Chine sont très intéressantes. Elles peuvent être utilisé en les mettant dans le contexte de la législation française et européenne. Celui-ci rassure les plus sceptiques en expliquant que les données nécessaires pour faire fonctionner ce type d’Intelligence Artificielle seront anonymisées et aucunes informations importantes ne pourra donc être divulguées.

Éric Leandri constate l’avancée de la France sur le sujet et considère qu’elle rattrape peu à peu le retard qu’elle a dans ce domaine. Guillaume Leboucher, très optimiste sur le sujet, pense d’ailleurs qu’elle garde un très grand potentiel à exploiter.

Replay de l’émission

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